Comme nous l'évoquions dans notre article relatif au CSE de février, nous souhaitions négocier un avenant à l'accord télétravail en vigueur, notamment pour revoir les règles d'éligibilité. En effet, il fallait jusque là être en CDI et avoir 8 mois d'ancienneté pour pouvoir accéder au télétravail.
Nous souhaitions également :
- plus de souplesse dans la pose des jours de télétravail, en intégrant une formule flexible en plus des formules existantes (jours fixes / flottants),
- permettre la pose de 1/2 journées de télétravail,
- élargir et faciliter l'accès au 3ème jour de télétravail,
- réduire le délai de validation des demandes
- donner une meilleure visibilité des demandes de passage en, télétravail,
- permettre aux femmes enceintes qui le souhaiteraient un accès étendu au télétravail,
- rediscuter du télétravail exceptionnel collectif et de son indemnisation,
- et bien sûr nous ne perdons pas de vue la question de l'indemnisation du télétravail en condition normale.
Confrontée aux réalités du terrain et à des difficultés de recrutement, la direction a finalement engagé une négociation pour aboutir à un avenant à l'accord télétravail en vigueur chez ECP et AEOS. Une réunion s'est donc tenue le 15/03, en présence de la direction Assystem et des organisation syndicales d'ECP et d'AEOS.
A l'issue de la réunion, nous avions déjà convergé sur un certain nombre de points :
- Ouverture du télétravail à tous les types de contrats y compris stagiaires et alternants, à temps plein ou à temps partiel, sans condition d’ancienneté, avec un minimum de 2 jours de présence sur site (le 3ème jour ne relève plus de l'exception et peut donc être demandé par tous),
- Mise en place d'une période d'intégration pour les nouveaux embauchés, afin d'aborder le télétravail de façon progressive, en concertation avec le manager. Nous avons obtenue qu'elle soit limitée à 2 mois maximum,
- Réduction du délai de prévenance pour utiliser un jour flottant (1j ouvré au lieu de 3),
- Possibilité de faire des 1/2j de télétravail,
- Clarification : le jour flottant ne doit pas forcément être repositionné sur la même semaine,
- En lien avec la loi Rixain de 12/2021 visant à accélérer l'égalité économique et professionnelle, possibilité de recours au télétravail de façon élargie pour les femmes enceintes qui le souhaitent.
En revanche, la direction ne souhaitait pas permettre plus de souplesse dans la pose des jours de télétravail. Cette souplesse est pourtant nécessaire pour permettre aux salariés en mission chez les clients de trouver le meilleur équilibre possible entre organisation du client, charge de travail et vie privée.
De même, on ne peut accepter que le manager puisse exiger la présence sur site d'un salarié un jour où celui-ci est normalement en télétravail, sans que le salarié puisse par ailleurs récupérer ce jour de télétravail.
Ces arguments ont été entendus, mais nous nous heurtons encore à la frilosité de certains membres du comex Assystem. Après quelques échanges, nous avons finalement obtenu l'ajout d'une mention dans l'avenant pour permettre des dérogations au nombre de jours flottants. C'est un premier pas avant, on l'espère, la mise en place de formules réellement souples, en plus de celles déjà existantes.
Enfin, la direction a également accepté de modifier le processus de demande de télétravail pour nous permettre d'avoir une meilleure vision des souhaits des salariés en matière de télétravail : la demande initiale doit doit refléter la volonté du salarié et non celle du manager.
Quant à la réduction du délai de validation de la demande de passage en télétravail (30j calendaires), il est désormais simplement indiqué comme étant un maximum, un travail avec les équipes informatiques étant en cours pour traiter le sujet. Aucun retour de salarié sur des difficultés liées à ce délai ne nous ayant été remonté, nous n'irons pas plus loin pour le moment.
Un projet pilote va être mené sur certains sites AEOS pour tester le télétravail jusqu'à 4 jours hebdomadaires. A l'issue, un nouvel avenant devrait être négocié. Nous rediscuterons alors de la question de l’indemnisation.
Nous avons décidé de signer cet avenant, les avancées étant réelles. De plus, certaines modifications permettent d'officialiser des pratiques qui ne bénéficiaient pas à tous, faute d'être explicitement prévue dans l'accord initial.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire