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30 août 2022

CSE ECP du 30 Août : les points essentiels

Nouveau ! la météo du CSE : beaucoup d'orage et une petite éclaircie ^^

CSE houleux. Entre les infos dont on se demande en quoi elles sont confidentielles, celles qu’on n’évoque qu’en off pour cacher la misère sous le tapis, et la direction qui remet en cause notre légitimité, ce CSE n’a vraiment pas été une partie de plaisir !

 

# Bon, on va vous passer les détails. En gros le business se porte bien, les prévisions d’atterrissage à fin d’année sont conformes au budget en matière de résultat opérationnel. Le retard de chiffre d’affaires dû au manque d’effectif est en effet compensé par un très faible TNFO et des frais généraux maîtrisés. On notera toutefois un taux de démissions de CDI qui s’élève à 24% ! (on tourne habituellement autour de 15%)

Si la direction se félicite d’avoir redressé la barre au niveau recrutements (~150 embauches prévues sur l’année), nous nous interrogeons sur les nombreuses démissions, et plus particulièrement celles de salariés fraîchement embauchés. Pourquoi partent-ils si vite, si ECP est une si bonne boîte ?

Nous décomptons pour notre part 103 entrées et 83 départs à fin juillet (y compris les ex-salariés ASCO et hors stagiaires et alternants). Cela confirme que les gros efforts faits sur le recrutement ne suffiront pas à atteindre l’objectif de croissance des effectifs. Il faut aussi faire de gros efforts pour garder les présents. Et ce n’est pas en appliquant les mêmes politiques de rémunération et d’avancement que les concurrents qu’on y parviendra. Eh oui, pour être attractif, il faut un meilleur partage de la valeur ajoutée. ECP en a les moyens mais préfère rémunérer son actionnaire.

 

# Mi-août, la direction a mis à notre disposition le bilan social et le rapport égalité hommes/femmes (données 2021). Cela fait théoriquement courir le délai de consultation du CSE sur la politique sociale, qui a alors 1 mois pour rendre son avis. Comme évoqué le mois dernier, nous avons fait part de notre souhait de désigner un expert et avions donc ajouté le point à l’ODJ. 

Pour mieux comprendre, il faut savoir que dans le cadre des consultations récurrentes obligatoires, le CSE peut choisir de désigner un expert pour l’accompagner, sans que la direction ne puisse s’y opposer. Cet expert est pris en charge par l’employeur pour ce qui concerne la consultation sur la politique sociale de l’entreprise et pour la consultation relative à la situation économique et financière. Non seulement il a la maîtrise des sujets parfois techniques, mais a aussi une bonne connaissance de nos concurrents, ce qui nous permet d’avoir des comparatifs. Il a aussi et surtout la possibilité d’accéder à toutes les données relatives à ces consultations (y compris celles qui nous sont inaccessibles) et peut s’entretenir avec la direction pour éclaircir certains points.

Quand on voit l’acharnement de la direction pour tenter de convaincre les élus de renoncer à cette désignation, on finit par se demander si elle n’a pas des choses à cacher…

En effet, quand nous avons annoncé que le CSE s’était prononcé pour la désignation (3 pour / 2 contre), la direction a remis la légitimité des présents en cause, prétextant que ce serait mieux de reporter le point lorsque tous les membres seront présents ! (Notons qu’aucun quorum n’est requis pour ce type de vote). Elle nous a même accusé à demi-mots d’avoir choisi exprès ce CSE (encore en période d’été) pour mettre le point à l’ODJ, alors que c’est bien la direction qui a déterminé le calendrier. On croit rêver !

Les arguments apportés sont aussi risibles : « ça ne sert à rien », « ça coûte trop cher », « ce n’est pas budgété ».

« trop cher »… 30k€ pour l’expertise, auxquels il faut ajouter 20k€ pour le temps passé en réunion par la direction loooool. Nan mais sans blague, ça fait partie de son boulot (ou peut-être déclare-t-elle des heures supp’ ?). Et puis franchement… 20k€ pour quelques réunions ?

La menace va plus loin, et j’espère que vous nous excuserez des éventuels dommages collatéraux : d’après la direction, si on recoure à l’expertise, étant donné que ça coûte cher et que ce n’est pas budgété, il faudra trouver des sous ailleurs ^^ Nous avons bien proposé de les récupérer sur le montant des dividendes (pour mémoire près de 4 millions d’euros en 2021 et 1,5 million en 2021), mais non, allô quoi ! ça ne marche pas comme ça ! mmmm… sur les salaires alors ? ah là, on nous a dit de prendre nos responsabilités. Chiche ! Bien entendu l’argument est tout à fait fallacieux, ECP à largement les moyens de payer une expertise à 30k€. Nous ne mettons absolument pas ECP en péril en cherchant à mieux comprendre la politique de rémunération, l'application des différentes modalités de temps de travail, d’avancement, d’égalité professionnelle, de formation, de sous-traitance, de partage des frais groupe, etc, etc.

L’occasion de rappeler que c’est bien le produit de notre travail qui va, in fine, financer l’expertise.

Pour apaiser les tensions, nous avons accepté de réunir un CSE extraordinaire début septembre pour procéder au vote avec, on l’espère, l’ensemble des élus. Nous avons en échange négocié un nouveau calendrier de consultation qui devrait nous permettre de pouvoir travailler dans de bonnes conditions (délais allongés) et avoir suffisamment d’informations lors du lancement des NAO.

 

# Lors de la dernière réunion, le CSE avait été consulté sur des projets d’évolution de la protection sociale complémentaire (je vous renvoie à l’article ad hoc pour les détails). Nous avions rédigé un projet d’avis, que nous avions discuté avec le CSE en amont et en avons présenté le contenu en séance à la direction. Une élue a demandé à reporter l’avis du CSE ultérieurement : en effet, si nous ne sommes pas assez nombreux / légitimes pour voter la désignation de l’expert, pourquoi le serions-nous pour voter cet avis ? héhéhé…

De toute manière, nous n’avons pas encore pris position pour ou contre la signature de l’accord, il est assez étrange que l’avis du CSE soit requis sur des sujets en cours de négociations. Cela dénote en revanche une absence totale de volonté de négocier quoi que ce soit.

 

# Une lueur au milieu de la grisaille… Nous avions posé la question de l’absence de participation versée aux ex-salariés ASCO, liée aux résultats d’ASCO, trop faibles pour en déclencher. Nous relevions qu’ils avaient tout de même contribué, au même titre que les autres salariés du groupe, aux très bons résultats d’Assystem. La direction nous a entendu ! Elle note qu’en effet, les salariés ASCO aurait initialement dû être intégrés au 01/07/2021, et qu’ils auraient alors eu de la participation ECP. Pour éviter qu’ils ne soient trop pénalisés par le décalage d’intégration, il va leur être alloué une prime exceptionnelle d’environ 235€ bruts. Cela peut paraître bien peu et nous aurions bien sûrs aimé que la totalité de leur contribution soit reconnue, mais c’est la première fois que la direction nous écoute sur un tel sujet, alors nous ne pouvons que nous en réjouir.

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