Le dernier CSE salon de thé s'est tenu le 3/06/2022. Les principaux points ce mois-ci :
# Le marché est très dynamique : ECP reçoit de nombreuses sollicitations des clients, mais peine à y répondre à cause des difficultés à recruter et fidéliser ses salariés.
Pour autant, si le volume d’activité est légèrement en deçà des prévisions, la rentabilité, elle, est conforme aux objectifs, notamment grâce au faible TNFO (taux de non facturation opérationnelle : stand-by, formations, DT).
Le Turn-over démissions s’élève à plus de 20% (hors ruptures conventionnelles et rupture de période d’essai à l’initiative des salariés), le turn-over global à + de 30% en 2022.
La direction affirme mettre en place des plans de rétention et de fidélisation. Nous serons bien déçus lorsque nous aborderons la question des augmentations de juillet…
# Conformément aux dispositions décidées unilatéralement par la direction à l’issue des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires, voir articles à ce sujet ici), une 2ème session d’augmentation est prévue en juillet. D’un budget de 0,1% de la masse salariale de référence, celle-ci a pour but d’effectuer des rattrapages complémentaires, notamment pour ceux qui n’avaient pas l’ancienneté requise en janvier.
Suite à la revalorisation des minimas conventionnels et vu le contexte de forte inflation, nous demandions (une nouvelle fois) :
- de ne pas attendre l'arrêté d'extension de l'avenant relatif aux minimas conventionnels pour le mettre en application,
- de ne pas attendre la fin de l'année pour réaligner les salaires de ceux qui sont en dessous, avec effet rétroactif au 1/01/22,
- d'accélérer les rattrapages pour les personnes qui ont de gros retards d'avancement,
- d'augmenter l'enveloppe des augmentations de juillet pour y affecter une augmentation générale.
Au lieu de cela, la direction nous a accusé de mentir parce que nous avons écrit dans le PV de mai (non encore diffusé car en relecture côté direction), que certains salariés (au moins un en tout cas) se retrouvaient payés en dessous des nouveaux minimas conventionnels.Ce n’est pas vrai, non mais ! (il doit y avoir une erreur dans sa fiche de paye alors…)
Si le budget alloué à la session de juillet sera bien supérieur au budget initialement prévu, la direction reste campée sur sa position, refusant toute augmentation générale. Nous n’avons pas réussi à obtenir de réponse sur le volume de salariés concernés, ni sur les critères d’attribution, ce sera donc encore une fois à la tête du client.
# Il semblerait que les règles d’indemnisation des frais (et donc ce à quoi ils pourraient prétendre), ne soient pas communiquées aux nouveaux embauchés, et que nombre de salariés d’ECP les ignorent.
Nous avons notamment évoqué le cas d’un salarié, éloigné de +de 50km de son lieu de mission, à qui il a été alloué des IK plafonnées à 100km A/R. Selon les règles en vigueur chez ECP, ce salarié avait le droit de bénéficier d’un véhicule de service. Oui, mais : au moment de lui faire signer son ordre de mission, aucune information ne lui a été donnée à ce sujet.
Nous demandions donc à la direction :
1) Que peut-on envisager pour compenser les pertes subies par ce salarié pendant plus d’un an ?
2) Quelle information est transmise au salarié au moment de signer son ordre de mission ?
De manière très constructive, la direction s’est offusquée, affirmant que de toute façon, c’est n’importe quoi d’habiter à 100km de son travail et qu’il n’avait qu’à déménager (!!). Mais oui, excellente idée, il déménage de 50km et il re-déménagera au gré des missions dans un rayon de 50km…
[Précisons que l’employeur n’a pas le droit (sauf distance / temps de trajet démesurément élevé ne permettant pas notamment de respecter le repos quotidien de 11h), d’imposer la localisation du domicile à ses salariés. Donc, chez ECP : soit le salarié souhaite tout de même utiliser son véhicule personnel et il sera plafonné à 36€/jour (100km A/R), soit il peut bénéficier d’un véhicule de service.]
Pour la direction, les IK coûtent très cher à ECP. Mmmm, alors supprimez-les, vous verrez que ça coûte encore plus cher. De plus, n’oublions pas que c’est bien notre travail qui finance toutes ces dépenses.
Nota :le plafond de 36€/jour est en fait très relatif, des dérogations sont souvent acceptées quand le salarié râle un peu (ce qui est délicat pour un nouvel embauché, en période d’essai).
Non seulement nous n’avons obtenu aucune réponse à notre question, mais en plus la direction nous reproche d’apporter des problèmes individuels en CSE. C’est à chacun de gérer ses problèmes directement avec son manager. Il est évident que le mieux est de rester dans le système « arrangements entre amis » : les plus forts obtiendront ce qu’ils veulent, les autres n’auront que leurs yeux pour pleurer.
Sans compter que cette politique semble contraire à une réelle volonté d’attirer et retenir les salariés…
# Encore un CSE inutile : aucune réponse à nos questions et aucune conclusion / actions de suite, la direction se cachant derrière des cas isolés (le sont-ils vraiment ?) pour ne rien faire. Il m’a quand même été personnellement reproché de ne présenter que des sujets relatifs à des dysfonctionnements en CSE ! Peut-être devrait-on le transformer en salon de thé, on y parlerait vacances, famille, etc., ce serait plus sympa.
merci d'être le poil à gratter de notre Direction trop sûr d'elle ! Continuez SVP
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